Leila Chettaoui, députée et membre de la commission d’enquête sur l’envoi des jeunes dans les zones de conflit, affirme, à la lumière de l’audition de représentants du ministère de l’Intérieur, que deux associations, l’une à Ben Guerdane et l’autre à Bizerte, ont été dissoutes sur décision de justice après confirmation de l’existence de lien direct de certains de leurs membres avec le terrorisme et l’envoi de jeunes dans les zones de conflit.

Dans une déclaration accordée, mardi, à l’agence TAP, en marge d’une cérémonie organisée par le mouvement Machrou Tounes en l’honneur des élèves lauréats de la région de Gafsa, Chettaoui fait remarquer que l’Etat ne dispose pas de moyens suffisants pour contrôler les 18 mille associations actives dans le pays, signalant que Youssef Chahed avait ordonné, à cet effet, de renforcer les ressources humaines.

Elle rappelle, par ailleurs, que les travaux de la commission d’enquête sur l’envoi des jeunes dans les zones de conflit ont été suspendus durant un mois après son départ du groupe Nidaa Tounes et son retrait de la présidence de la commission.