Le Conseil de l’Ordre des avocats a mis en garde contre les conséquences qui découleraient de l’adoption, par le parlement, de la proposition d’amendement du décret-loi n°116 relatif à la liberté de la communication audiovisuelle.

Il estime que cet amendement permettra à ceux qui détiennent le pouvoir du fait de leur richesse et aux cercles de pression d’assoir leur contrôle sur la scène médiatique tunisienne et semer, ainsi, le chaos en libéralisant le secteur sans le moindre respect des principes de transparence et d’indépendance.

Dans une déclaration publiée, mardi, l’Ordre des avocats exprime sa “solidarité” et son soutien total avec les professionnels du secteur et leurs organisations professionnelles.

Il demande aux députés de rejeter cette initiative et de reprendre le débat autour du “projet de loi qui a été retiré” de manière à servir l’intérêt du peuple tunisien en garantissant la liberté d’opinion et d’expression.

Le Conseil de l’Ordre des avocats appelle l’Assemblée des représentants du peuple à ne pas approuver un projet sur lequel les composantes de la société civile n’ont pas donné leur avis.