Le ministre de la formation professionnelle et de l’emploi, Fawzi Abderrahmène a fait savoir, lundi, que 35 bureaux d’emploi à l’international sont actifs en Tunisie.

Auditionné, lundi, par la commission des Tunisiens à l’étranger, le ministre a fait savoir que ces bureaux délivrent de faux contrats de travail aux tunisiens qui désirent travailler à l’étranger, notamment, dans les pays du Golfe, ajoutant que son département informe, continuellement, le ministère public et le ministère de l’intérieur des infractions commises par ces bureaux.
 
Le ministre a fait savoir que 6 entreprises parmi les 35 actives dans ce domaine, avaient contacté le ministère pour régulariser leur situation, ajoutant que son département a envoyé une correspondance au ministère public pour dénoncer 19 autres entreprises illégales.
 
Selon les chiffres officiels, le nombre des victimes de ces bureaux qui livrent de faux contrats de travail s’élève à 960 personnes. Cependant, le député, Maher Madhyoub affirme que leur nombre a atteint en 2018, cinq mille personnes.
 
Fawzi Abderrahmène a ajouté que 50% des victimes d’opérations d’escroquerie qui séjournent, actuellement, au Qatar sont titulaires de diplômes supérieurs dont 45 ingénieurs, faisant remarquer que 70% des 960 Tunisiens ont obtenu des visas par des circuits illégaux contre une somme de trois mille dinars par personne.
 
Il a annoncé qu’une société Singapourienne va s’installer en Tunisie à partir du 1er avril 2018 dans le but de conclure tous les contrats relatifs aux ressources humaines au profit de l’Etat du Qatar depuis la Tunisie, indiquant que 23 entreprises opérant dans le domaine de l’emploi à l’étranger poursuivent leurs activités conformément aux procédures en vigueur.
 
La Tunisie aspire, selon le ministre, porter à 24 mille le nombre des Tunisiens opérant au Qatar contre 23 mille 200 actuellement.
 
Le ministère de la formation professionnelle et de l’emploi envisage d’élaborer une loi incriminant l’activité des bureaux d’emploi qui délivrent des contrats de travail fictifs, a-t-il dit.