La Russie a demandé au Conseil de sécurité des Nations unies de voter, à la fin de sa réunion d'urgence samedi, sur son projet de résolution condamnant les frappes occidentales en Syrie alors que les États-Unis affirmaient être "prêts à dégainer" de nouveau. Le vote a échoué.
 
"Vos agressions aggravent la situation humanitaire" en Syrie, a dénoncé l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia. "Vous n'êtes pas sortis du néo-colonialisme", a-t-il aussi dit, en estimant que Washington, Londres et Paris avaient "foulé au pied la charte de l'ONU".
 
Le projet russe, de cinq paragraphes et qui avait peu de chances de recueillir les neuf voix nécessaires à son adoption, fait part d'une "grande inquiétude" face à "l'agression" contre un État souverain. Elle viole, selon Moscou, "le droit international et la Charte des Nations unies".
 
Le projet de résolution russe dénonce la survenance des frappes occidentales tôt samedi alors qu'une mission de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) se trouve en Syrie pour réunir des éléments sur les attaques chimiques présumées du 7 avril à Douma. Le nouveau texte russe demande aussi l'arrêt "sans délai" de "l'agression" contre la Syrie.
 
Suite aux frappes aériennes orchestrées par la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis en Syrie, un Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies se tient ce samedi depuis 15 heures (GMT). Cette réunion a été demandée par la Russie, alliée de la Syrie. 
 
Au total, les aviations des trois pays ont tiré quelque 120 missiles dans le but de détruire les capacités du régime syrien à produire et utiliser des armes chimiques comme ce fut possiblement le cas à Douma début avril.