”Les convocations adressées à des membres des différents corps des forces de sécurité intérieure pour comparaître devant l’Instance Vérité et Dignité n’ont aucun dessein vindicatif “, a tenu à préciser jeudi l’Instance en réaction à un communiqué du Syndicat des fonctionnaires de la direction générale des unités d’intervention.

Dans ce communiqué, le syndicat demande aux membres des différents corps sécuritaires de s’abstenir de répondre aux convocations de l’Instance Vérité et Dignité, dans la mesure où son mandat d’exercice a déjà pris fin.

Ces convocations ont été adressées aux membres des forces de sécurité en tant qu’accusé, témoin ou victime, a souligné l’IVD dans une communiqué.
Selon elle, la comparution des membres de forces de sécurité devant l’Instance va leur permettre de livrer leurs témoignages et le cas échéant de se défendre.

”En déclinant la convocation, les membres des forces de sécurité concernés vont manquer une importante occasion que leur a offerte la loi sur la justice transitionnelle“, a estimé l’Instance.

”Le fait de reconnaître leur tort et d’expliquer les circonstances des violations, les sécuritaires vont bénéficier d’une amnistie ou d’une réduction de peine“, a-t-elle expliqué.

Par ailleurs, l’IVD a démenti l’implication de 1100 policiers dans les affaires soumises à l’Instance. ”Il s’agit là d’allégations qui sont dénuées de tout fondement“, a-t-elle précisé.