L’Association Tunisienne pour l’Intégrité et la Démocratie des Elections (ATIDE) a appelé, jeudi, à inscrire la question de l’instance électorale à l’ordre du jour du Parlement eu égard à son impact sur le processus des élections législatives et de la présidentielle.

Dans un communiqué rendu public, jeudi, ATIDE a réclamé une enquête sur ce qui se passe au sein de l’instance électorale pour déterminer les responsabilités. L’association a également plaidé pour l’élection d’un nouveau président de l’instance et le renouvellement du tiers de ses membres loin de tout tiraillement politique et calcul partisan étriqué.

Le président de l’ISIE, Mohamed Tlili Mansri avait présenté, le 5 juillet 2018 sa démission suite à des différends avec les membres du Conseil de l’Instance.

Le 28 mai 2018, le Conseil de l’ISIE avait décidé la révocation de Mansri de son poste, lui reprochant des défaillances lors des élections municipales du 6 mai 2018.

Mohamed Tlili Mansri s’est vu confié la gestion des affaires courantes de l’ISIE, jusqu’à l’élection d’un nouveau président à la tête de l’Instance.

Les candidats au Conseil de l’ISIE doivent bénéficier de la qualité d’électeur et être âgés de 35 ans au moins.

En vertu de la loi, les candidats doivent répondre aux critères suivants : intégrité, indépendance, impartialité, compétence, expérience et non-appartenance à un ordre professionnel en tant que membre élu.

Ne pas avoir adhéré à un parti politique ni y avoir exercé une activité durant les cinq dernières années précédant la date d’ouverture des candidatures, ne pas avoir assumé de responsabilité au sein du parti du Rassemblement constitutionnel démocratique dissous ni avoir appelé le président de la République déchu à se porter candidat pour un nouveau mandat présidentiel, sont autant de critères exigés des postulants.