Les pays les plus touchés sont l’Allemagne, la France et, surtout, l’Italie.

En Allemagne, la croissance, qui a été en moyenne de 2,1 % sur la période 2014-2017, est tombée à 1,5 % en 2018. La commission européenne n’anticipe plus qu’un modeste 1,1 % en 2019. En cause, une décrue des exportations liée au ralentissement de la croissance chinoise, et la chute de production des constructeurs automobiles allemands, à partir de fin 2018, du fait de l’introduction de nouveaux tests d’émission européens consécutifs au « dieselgate ».

En France, la croissance devrait plafonner à 1,3 % cette année. A l’automne, Bruxelles tablait sur 1,6 %. La révision à la baisse est surtout due aux conséquences attendues de la crise des « gilets jaunes », qui a pesé sur les dépenses de consommation en fin d’année dernière et pourrait encore ralentir les achats des ménages début 2019

Le coup d’arrêt le plus impressionnant concerne l’Italie, dont la croissance, tombera à 0,2 % cette année, alors qu’elle était encore attendue à 1,2 % l’automne 2018. L'Italie est entrée en récession fin 2018, son PIB ayant reculé pour le deuxième trimestre consécutif, affecté par le ralentissement de l'économie européenne et les tensions commerciales internationales. Le Produit intérieur brut a diminué de 0,2% au quatrième trimestre après une baisse de 0,1% au troisième trimestre, a indiqué l'Istat (Institut national des statistiques).

L’UE est le premier partenaire commercial et financier de la Tunisie avec plus de 70% des exportations Tunisiennes vers ces trois pays-là et 50% des investissements direct étrangers.