Le parti Al-Qotb a décidé à la majorité des membres de son comité central de ne pas participer aux prochaines élections législatives sous la bannière du Front populaire, convaincu que la participation du FP aux élections, sous sa forme actuelle, “mènera inévitablement au rétrécissement de sa base électorale”.

Le parti a indiqué, lundi, dans une déclaration, que la décision de participer ou non aux élections avec ses propres listes appartient au comité central du parti, soulignant sa détermination à établir un parti alternatif de gauche, progressiste, socialiste et démocrate, capable d’endosser la responsabilité du pouvoir et se constituant une alternative sérieuse au pouvoir actuel, à travers une alliance avec les forces démocratiques, progressistes et civiles.

“Al-Qotb n’a ménagé aucun effort pour rapprocher les points de vue entre les composantes du Front populaire dans une tentative de ressouder les rangs et de le sauver”, rappelle le parti.

Il explique avoir pris cette décision après l’échec de toutes les tentatives du parti de surmonter la crise que connaît le Front populaire.

Al-Qotb a, par ailleurs, annoncé avoir accepté la démission de quelques membres de son comité central, émettant toutefois des réserves quant à la manière de la démission qui, selon lui, n’a pas respecté l’éthique partisane.

Neuf membres du comité central du parti Al-Qotb (une des composantes du Front populaire) avaient annoncé, le 10 juillet, leur démission de cette formation politique en raison de ce qu’ils ont qualifiée de dégradation de la situation au sein du parti.

Les démissionnaires ont critiqué la décision de participer aux élections avec des listes individuelles, soulignant toutefois leur attachement au Front populaire.