Douze dirigeants du parti Al-Qotb ont annoncé leur démission de cette formation politique et de la Coalition du Front populaire en raison de ce qu’ils ont qualifié de ” dépassements constatés lors du congrès constitutif du parti ” et de ” monopole de décision “.

Dans une déclaration commune publiée, jeudi, les démissionnaires ont dit regretter l’échec du parti dans l’élection de ses structures dirigeantes, critiquant l’attachement d’Al-Qotb au Front populaire en tant que choix ” opportuniste ” pour se repositionner sur la scène politique.

” Le Front populaire a menacé Al-Qotb d’exclusion des concertations sur les élections législatives où cas où il ne soutiendra pas la candidature de Hamma Hammami “, ont affirmé les démissionnaires, cités dans la déclaration.

Neuf membres du comité central du parti Al-Qotb (une des composantes du Front populaire) avaient annoncé, le 10 juillet, leur démission de cette formation politique en raison de ce qu’ils ont qualifié de dégradation de la situation au sein du parti.

Les démissionnaires ont critiqué la décision de participer aux élections avec des listes individuelles, soulignant toutefois leur attachement au Front populaire.

Le parti Al-Qotb avait décidé à la majorité des membres de son comité central de ne pas participer aux prochaines élections législatives sous la bannière du Front populaire, convaincu que la participation du FP aux élections, sous sa forme actuelle, “mènera inévitablement au rétrécissement de sa base électorale”.

Al-Qotb a, par ailleurs, annoncé avoir accepté la démission de quelques membres de son comité central, émettant toutefois des réserves quant à la manière de la démission qui, selon le parti, n’a pas respecté l’éthique partisane.