La section du Syndicat National des journalistes tunisiens à la radio Shems Fm et le syndicat de base, ont publié, vendredi 23 octobre, un communiqué dénonçant la situation à la radio face à l’insouciance des parties concernées.
Les syndicats dénoncent le manque du sérieux quant à l’avenir de l’établissement et le recours aux mêmes orientations des gouvernements précédants, en se basant sur les solutions provisoires, alors qu’il existe des offres pour l’acquisition de la radio.
Les syndicats appellent le gouvernement et la commission de gestion des biens confisqués à tenir une réunion urgente, afin de trancher dans les offres et éviter toute ambigüité quant à l’avenir de la radio.
Le communiqué appelle, aussi, le gouvernement à assumer sa responsabilité, dans le cas où l’opération de cession n’aboutit pas, et à respecter les engagements des gouvernements précédents, concernant la préservation de la pérennité de l’établissement et les droits de ses employés, et ce dans le cadre de continuité de l’Etat.

Les syndicats ont indiqué, que suite à des informations selon lesquelles des nominations sont attendues à la tête de la radio, il est nécessaire de trancher en priorité, dans le dossier de cession qui traîne dans les casiers de la commission de gestion. Dans la cas contraire, cette décision sera considérée politique de la part du gouvernement Mechichi, qui veut laisser le dossier de la radio suspendu.

« Les nominations parachutées, sans programme clair ou consultation des syndicats, ne sont pas acceptées, surtout que l’expérience a montré que les directions se multiplient et les problèmes sont les mêmes dans l’établissement. »lit-on dans le communiqué.

Les syndicats de la radio tiennent pour responsable le gouvernement, le ministre des Finances en sa qualité de président de la commission de gestion des biens confisqués, Al Karama Holding et la direction, face à tout danger qui peut impacter sur la pérennité de la radio, notamment face à l’inaction pour fournir le matériels technique nécessaire.

Le communiqué appelle par ailleurs, les employés de la radio à maintenir leur union, à s’apprêter à de nouvelles étapes de militantisme, afin de préserver leur établissement et leurs droits, et à la multiplication des efforts, pour maintenir la radio parmi les premiers dans le classement au niveau de l’audience.