L’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a indiqué dans une déclaration, mardi, à l’occasion de la commémoration du quarante-troisième anniversaire des événements du 26 janvier 1978 que ” la démocratie dans le pays demeure trébuchante n’arrivant pas à atteindre les objectifs de la révolution et ne contribue pas à instaurer un Etat capable de protéger les intérêts du peuple toutes catégories confondues”.

La centrale syndicale a rappelé son initiative relative à l’organisation d’un dialogue national afin de faire face à cette réalité et d’établir un régime démocratique qui réponde aux besoins de toutes la population, dont en premier lieu “la catégorie sociale dont les conditions matérielles et financière se sont détériorées après la révolution”.

L’Union a affirmé son soutien à toutes les manifestations sociales en faveur de la défense de la justice et de la dignité, appelant à cet égard à la libération des détenus, en particulier les mineurs et blogueurs interpellés lors des récentes manifestations organisées dans plusieurs régions du pays tout en œuvrant à trouver des solutions à leur réalité amère et à les intégrer dans le processus de développement.

A cette occasion, l’organisation de travail a renouvelé sa demande de restituer les archives syndicales, confisquées par le ministère de l’Intérieur lors des crises de 1978 et 1985 et de publier la liste des martyrs du 26 janvier 1978 ainsi que les endroits où ils ont été inhumés.

L’UGTT a, en outre, appelé à des concertations sur l’organisation de l’état d’urgence dans le sens de l’annulation de l’arrêté n°50 du 26 janvier 1978 réglementant l’état d’urgence.

La grève générale décrétée le 26 janvier 1978 par la centrale syndicale dans la Tunisie indépendante a conduit à un soulèvement populaire réprimé par les forces de l’ordre et l’armée. Les affrontements ont fait 46 victimes (bilan officiel) et plus de 200 morts selon des sources indépendantes.