L’Association tunisienne des parents et élèves (ATUPE) a appelé, dimanche, le ministère de l’Education à traiter le phénomène des cours particuliers comme étant le résultat de l’échec du système éducatif national.


L’association a ainsi exhorté le ministère à concentrer ses efforts sur le renforcement de la formation des enseignants, le recrutement des ressources humaines nécessaires et le développement de l’infrastructure, considérant que les mesures légales et disciplinaires prises pour atténuer le phénomène des cours particuliers n’ont pas résolu ce problème qui s’accentue d’une année à l’autre.
Elle estime que le recours aux cours particuliers et aux écoles privées est devenu « un mal nécessaire » à cause de la dégradation de la qualité de l’enseignement public et des perturbations récurrentes des cours.

L’association a fait remarquer que le recours aux cours particuliers a accentué les disparités entre les élèves et impacté le pouvoir d’achat des tunisiens, considérant que le recours des parents à cette solution est motivé par leur conviction que l’école publique est devenue incapable de garantir la réussite de leurs enfants aux examens nationaux.


Le communiqué de l’association est une réaction aux déclarations médiatiques du ministre de l’Education, Fethi Sellaouti ayant affirmé, le 17 septembre 2021, que le ministère s’oriente vers le durcissement des sanctions contre les donneurs des cours particuliers après avoir reçu des réclamations de parents dont les enfants ont été contraints de s’inscrire dans ce genre de cours.

Actuellement, tout enseignant qui propose des cours particuliers est privé de trois mois de salaires, a encore précisé le ministre qui a estimé que ces cours ont renforcé les disparités entre les élèves et les familles tunisiennes qui se sont trouvées obligées de fournir un budget supplémentaire pour les payer.