La Fédération internationale des journalistes (FIJ) a dénoncé l’arrestation, le 3 octobre 2021, du journaliste de la chaîne de télévision Zitouna, Ameur Ayed.

Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, la FIJ rapporte la déclaration de son secrétaire général, Anthony Bellanger, dans laquelle il indique: “nous sommes très préoccupés par la façon dont les forces de l’ordre arrêtent les journalistes critiques du pouvoir et exigeons la libération immédiate de Ameur Ayed”.

La FIJ rappelle que le Syndicat des journalistes tunisiens (SNJT) avait exprimé, dans un communiqué publié mercredi 6 octobre, son rejet absolu des procès militaires engagés à l’encontre de civils pour avoir exprimé leurs opinions, positions et publications, considérant cela comme un coup porté à la liberté d’expression et à la démocratie.

Selon le SNJT, “Les erreurs professionnelles et les questions éditoriales sont du ressort des organes de régulation de la profession et du décret 2011-115 relatif à la liberté de la presse, de l’imprimerie et de l’édition”.

Le juge d’instruction près le Tribunal militaire avait émis, il y a deux jours, un mandat de dépôt à l’encontre du présentateur Ameur Ayed travaillant pour la chaîne Zitouna TV (qui diffuse sans licence).

Selon Me Malek Ben Amor, membre du Collectif de défense Ameur Ayed a été arrêté en attendant le parachèvement de l’enquête pour les chefs d’accusation suivants: “atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat”, “offense au président de la République” et “atteinte à la dignité de l’armée”.