« La commission administrative de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), tenue mercredi, n’a pas décidé l’entrée des corps éducatifs en grève demain vendredi 12 novembre », a indiqué jeudi le bureau exécutif de l’organisation syndicale dans un communiqué adressé à ses adhérents dans le secteur éducatif.


Réuni ce jeudi en urgence, le BE a appelé tous les travailleurs dans le secteur éducatif à poursuivre le travail, vendredi, dans tous les établissements scolaires soulignant son attachement à la promulgation d’une loi incriminant l’agression du personnel éducatif et à une réforme urgente du secteur.

En outre, l’UGTT a appelé les enseignants à consacrer une heure de dialogue avec les élèves sur le rejet et la lutte contre la violence, notamment en milieu scolaire et sur le développement des relations entre tous les acteurs dans le domaine de l’éducation.

Auparavant, Lotfi Atwani, secrétaire général de la fédération des travailleurs dans le secteur de l’éducation, avait déclaré jeudi à l’agence TAP, que les syndicats des travailleurs, des fonctionnaires et des conseillers d’application ne participeront pas à la grève sectorielle décidée par les syndicats de l’enseignement secondaire et de l’enseignement de base.

Taoufik Chebbi, secrétaire général adjoint de la fédération générale de l’enseignement de base avait déclaré mercredi à l’agence TAP que les fédérations générales du secteur de l’éducation ont décidé d’observer demain vendredi une grève sectorielle pour revendiquer la promulgation d’une loi incriminant l’agression du personnel éducatif.

Lundi dernier, un enseignant au lycée secondaire Ibn Rachik à Ezzahra a été agressé violemment à l’arme blanche par son élève. Transféré immédiatement à la clinique de la région puis à l’hôpital militaire, l’enseignant est actuellement dans un état stationnaire après avoir subi 7 interventions chirurgicales.