Réagissant aux récentes nominations de gouverneurs dont la liste a été publiée vendredi dernier au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT), le Parti destourien libre (PDL) a dénoncé « le retour aux nominations obéissant aux principes d’allégeance et de favoritisme ».
Le but étant « de mettre la main sur les rouages de l’État », estime le PDL dans une déclaration publiée, dimanche, ajoutant que cette manière de gérer l’État « consacre la corruption politique et administrative à laquelle il doit être mis un terme ».

La biographie des nouveaux gouverneurs laisse entendre que ces nominations consacrent l’esprit « de faveur, de complaisance et de récompense pour service rendu lors des élections ou à titre personnel et ne profite qu’à celui qui détient le pouvoir de décision », dénonce le PDL.

Le parti condamne également le fait que le président s’est octroyé tous les pouvoirs pour mettre en place un système administratif et politique au service de son propre projet au lieu de trouver des solutions aux problèmes accumulés aux niveaux économique, social et financier.

Le président de la République, Kais Saied, a émis, vendredi dernier, des décrets présidentiels portant nomination de quatre nouveaux gouverneurs à Médenine, Ben Arous, Sfax et Gafsa.

En vertu de ces décrets : Said Ben Zayed est désigné gouverneur de Médenine, Ezzeddine Chelbi est désigné gouverneur de Ben Arous, Faouzi M’rad est désigné gouverneur de Sfax et Nader Hamdouni est désigné gouverneur de Gafsa.