L’organisation I Watch a démenti lundi la version du mouvement Ennahdha selon laquelle, cette formation politique, n’aurait scellé aucun contrat de lobbying, « ni à titre officiel, ni par procuration », appelant la justice à assumer ses responsabilités « historiques. »


Dans un communiqué, l’organisation a affirmé avoir transféré aux autorités judiciaires compétentes, les contrats de lobbying conclus par Ennahdha, Qalb Tounes et l’association « 3ich Tounsi. »

I Watch s’est dit étonnée de voir le mouvement Ennahdha induire l’opinion publique en erreur d’autant que ces contrats sont publiés sur le site officiel du Département de la Justice des États-Unis. Ces contrats ont été consultés par l’organisation et par la Cour des comptes, lit-on dans le même communiqué.

» Les contrats de lobbying d’Ennahdha conclus entre 2014 et 2021 sont estimés à 778,259,05 dollars. Il s’agit d’un financement étranger « suspect » et de « source inconnue» a accusé l’Organisation.

Plus tôt dans la journée, le mouvement Ennahdha a dénoncé les » campagnes de diffamation » dont il fait l’objet, niant toutes les accusations portées contre le parti, notamment le terrorisme, le financement étranger et l’ingérence dans le système judiciaire.

Le mouvement a fustigé, lors d’une conférence de presse la « volonté de certaines parties politiques de l’évincer, en s’appuyant sur les dispositifs de l’Etat et en tentant d’assujettir et d’intimider le secteur de la justice ».

S’agissant des accusations qui pèsent sur le mouvement concernant les fonds étrangers qui auraient financé sa campagne électorale de 2019, Ennahdha a indiqué que ce dossier est entre les mains de la Cour des comptes, précisant que les rapports d’enquête ont clairement montré qu’il s’agissait de l’usage d’une expatriée de sa voiture personnelle pendant la contribution à une tente lors la campagne électorale.

» La valeur de cette contribution n’excède pas 40 dinars selon le rapport de la Cour des comptes « , ajoute Ennahdha.

S’agissant du contrat de lobbying, Ennahdha a affirmé n’avoir conclu aucun accord, « ni à titre officiel, ni par procuration ».