Le mouvement Ennahdha a réclamé la libération de toutes les personnes arrêtées lors de la manifestation du 14 janvier. Une manifestation qui marque la célébration de la journée de la Révolution, selon cette formation politique.
Dans un communiqué rendu public à l’issue de la réunion mardi de son bureau exécutif, Ennahdha a dénoncé « l’agression violente de plusieurs interpellés, notamment le frère du martyr de la révolution, Ahmed Boukadous », appelant les organisations des droits humains et l’Instance nationale pour la prévention de la torture à soutenir les victimes de la répression policière.

Le mouvement a salué la libération des députés Seifeddine Makhlouf et Nidhal Saudi, appelant à la remise en liberté du reste des manifestants interpellés et le classement de dossiers des personnalités publiques et militants, poursuivis pour leur opinion.

Par ailleurs, Ennahdha a dénoncé « le mutisme du gouvernement face à la dégradation des conditions de vie des citoyens et à la cherté des prix, critiquant l’absence d’une vision claire pour la relance de l’économie nationale ».
A cet égard, le mouvement a invité tous les acteurs politiques à avancer des propositions de réforme dans les domaines politique, économique et social dans un cadre participatif, loin de toute décision « unilatérale ».

Le mouvement a fustigé des campagnes de « dénigrement » et de « diabolisation » qui visent ses dirigeants et partisans, dénonçant des mensonges et rumeurs pour induire l’opinion publique en erreur.