L'organisation Reporters sans frontières (RSF) a appelé mercredi le président Kais Saied à « préserver la liberté de la presse », l'un des principaux « acquis de la Révolution de 2011. »
Dans son rapport intitulé, « Journalisme en Tunisie: l'heure de vérité », RSF a dit vouloir « tirer un signal d'alarme », estimant que « le journalisme en Tunisie était à un tournant de son histoire » et qu'il y avait « un risque de dilution des acquis de la Révolution ».
RSF affirme que le coup de force de Kais Saied, le 25 juillet, « s'est accompagné d'une augmentation des exactions commises à l'encontre de la presse ».
L'organisation rappelle « la violente répression qui a touché une vingtaine de journalistes qui couvraient les manifestations » du vendredi 14 janvier 2022.

Le rapport évoque aussi les relations troubles entre les médias, le monde politique et celui des affaires qui entravent la mise en œuvre de réformes nécessaires pour garantir et consolider l’indépendance du secteur de la presse.