Les agressions contre les journalistes ont augmenté au cours du mois de juin par rapport à mai 2022, a averti le Syndicat national des journalistes tunisiens (Snjt).

Selon le rapport de l’Unité de monitoring, publié mercredi, 18 agressions ont été enregistrées en juin, contre 17 en mois de mai.

La majorité des agressions a eu lieu dans le Grand-Tunis. Elles ont touché 26 journalistes hommes (13) et femmes (13).

Les journalistes, victimes de violences, exercent au sein de 13 institutions médiatiques, dont 6 radios, 4 sites Internet, 2 chaînes de télévision et un journal.

D’après le rapport, les hommes politiques étaient les premiers à s’en prendre aux journalistes.

Dans ce rapport, le Syndicat appelle à cesser de poursuivre les journalistes en vertu de la loi antiterroriste ou du Code pénal, et de faire recours au décret n° 115 comme base légale.

Il appelle également le ministère de l’Intérieur à ouvrir des enquêtes sur les atteintes au service public au cours des trois derniers mois.

Le Syndicat exhorte, dans ce même contexte, la présidence du gouvernement à nommer des directeurs généraux dans les médias publics selon des critères de compétence et des contrats d’objectif, conformément aux principes dictés par la Haute Autorité indépendante de la communication audiovisuelle.

Il invite par ailleurs la présidence de la République à respecter le droit des journalistes à obtenir des informations et à respecter la loi n° 22 réglementant le droit d’accès à l’information.