Les protestations se poursuivent, depuis lundi matin, à Jelma (gouvernorat de Sidi Bouzid), après le rejet par la population de Souabia (à l’entrée sud de la délégation de Jelma) de l’utilisation de la force pour le raccordement du nouveau puits au réseau de la SONEDE (Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux).

 

Les affrontements entre forces de l’ordre et manifestants ont fait sept blessés dans les deux camps, affirment à l’agence tap des sources médicales à l’Hôpital local de Jelma. Trois d’entre eux ont été transportés à l’Hôpital régional de Sidi Bouzid, dont un cas grave a été transféré à l’Hôpital universitaire Sahloul, à Sousse.

Les cours ont été suspendus dans tous les établissements scolaires, à Jelma-ville, où les parents d’élèves ont empêché leurs enfants d’aller à l’école. La route nationale n°3 a été bloquée par les protestataires, ainsi que plusieurs artères de la ville.

L’armée est intervenue pour sécuriser les administrations, à l’instar de la Poste et des Recettes des finances.

 

L’Union locale du travail a décrété une grève générale, pour mardi 15 mai 2018, en protestation contre ”l’usage excessif de la force” et le refus du dialogue par le gouverneur de Sidi Bouzid, lit-on dans un communiqué de l’ULT.

 

Les tensions ont éclaté, lundi matin, un peu partout dans la délégation de Jelma, après l’intervention des forces de l’ordre pour assurer le raccordement du nouveau puits de Souabia au réseau de la SONEDE.

 

Depuis sa création en 2014, le puits est bloqué par les habitants de Jelma qui exigent, au préalable, la satisfaction de leurs revendications dont une partie des bénéfices de l’exploitation du puits, des emplois au sein de la SONEDE et l’octroi de terres agricoles domaniales.