La Grande mosquée d'Alger, en construction par l'entreprise chinoise CSCEC, sera livrée vers la fin 2018, a indiqué dimanche à Alger le ministre algérien des Affaires religieuses, Mohamed Aissa.
 
Lors d'un cycle de formation au profit des imams sélectionnés pour encadrer la Grande mosquée, le ministre a précisé que "les travaux d'aménagement intérieur et de décoration ont été lancés, de concert avec les architectes, designers, graphistes et calligraphes pour parachever les décors intérieurs et extérieurs", et que le staff religieux chargé de l'encadrement de la mosquée sera également prêt dans huit mois, selon l'agence de presse APS.
 
Pour livrer cet ouvrage auquel les autorités algériennes accordent un intérêt capital, responsables et ouvriers sur les chantiers travaillent d'arrache-pied pour être dans les temps, surtout que les travaux ont déjà enregistré du retard, à cause notamment de la complexité du projet, de la multitude des intervenants, et de la crise financière que traverse l'Algérie ces dernières années.
 
Une fois achevée, la Grande mosquée d'Alger ou Djamaâ el Djazaïr, sera la plus grande mosquée d'Afrique et la troisième plus grande du monde, après Masjid al-Haram de La Mecque et Masjid al-Nabawi de Médine, en Arabie saoudite.
 
La mosquée dont le minaret culmine à 270 m de hauteur, soit le plus haut au monde, compte aussi plusieurs bâtiments indépendants, disposés sur un terrain d'environ 20 hectares avec une surface bâtie de plus de 400.000 m2, notamment une salle de conférence, un musée d'art et d'histoire islamiques, un centre de recherches sur l'histoire de l'Algérie, la Maison du Coran, des locaux commerciaux, un restaurant, une bibliothèque, un amphithéâtre, une esplanade, un parking sous-terrain pour 7.000 voitures, ainsi que des bâtiments annexes dédiés à la sécurité et à l'entretien de l'édifice et de ses occupants.