Les forces gouvernementales sud-soudanaises et leurs alliés ont tué au moins 232 civils et violé 120 femmes et jeunes filles dans des attaques qui pourraient s'apparenter à des crimes de guerre, a déclaré mardi le Haut commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

Dans un rapport rendu public mardi, l'ONU précise que les attaques, qui ont visé 40 villages tenus par la rébellion, ont eu lieu entre le 16 avril et le 24 mai dans l'Etat d'Unité.


Des personnes âgées et handicapées ont été brûlées vives, des villageois égorgés, des femmes pendues et des civils exécutés alors qu'ils fuyaient, selon le rapport.
Trois officiers ont été identifiés comme les principaux responsables de ces graves violations des droits de l'Homme, précise le Haut commissaire Zeid Ra'ad al-Hussein dans un communiqué.


"Les coupables ne doivent pas rester impunis", a-t-il déclaré.

Les forces de l'opposition ont également mené des attaques qui ont fait des victimes civiles, déclare l'ONU.
La mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) a annoncé le 17 mai dernier l'envoi de 150 casques bleus pour protéger les civils des affrontements entre les forces gouvernementales et rebelles dans l'Etat d'Unité.


Le président sud-soudanais, Salva Kiir, a signé fin juin un accord de paix avec la rébellion, mais la trêve est régulièrement violée depuis. 

 

 

Reuters